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Publicité en ligne pour une activité de service

Vendre un service en publicité n'a rien à voir avec vendre un produit. Il n'y a pas de panier, pas d'achat immédiat : juste une personne qui décide, ou non, de vous faire confiance assez pour vous laisser son numéro. Voici comment s'y prendre.

Par Juliette Martinez, Cofondatrice de Mabatia. 7 min de lecture.

La plupart des conseils publicitaires qu'on trouve en ligne sont écrits pour le commerce en ligne : optimiser un panier, relancer un achat abandonné, calculer un retour par commande. Si vous êtes artisan, thérapeute, avocat, agence ou prestataire, rien de tout ça ne s'applique. Votre conversion à vous, c'est une prise de contact.

Ce qui change quand on vend un service

  • La décision se prend en deux temps : le visiteur se renseigne, puis il vous parle
  • La confiance compte plus que le prix, parce que le prix dépend souvent du besoin
  • Le volume est plus faible, mais chaque demande vaut beaucoup plus cher
  • La zone géographique cadre tout : inutile de payer pour l'autre bout du pays

Commencez par la demande, pas par l'annonce

Décidez d'abord ce que le visiteur doit faire : appeler, remplir un formulaire de rappel, réserver un créneau. Puis construisez tout à l'envers depuis ce geste. Un formulaire court, avec le téléphone, fonctionne presque toujours mieux qu'une invitation à écrire un message.

Google d'abord, Meta ensuite (le plus souvent)

Quand quelqu'un a une fuite d'eau ou cherche un avocat, il tape dans Google. Cette demande existe déjà, elle est datée, et elle est chaude : c'est le terrain naturel de Google Ads pour une activité de service locale.

Meta Ads devient intéressant ensuite, pour deux choses : élargir quand le volume de recherches plafonne, et relancer les gens déjà venus sur votre site sans vous contacter.

Les quatre pièges les plus courants

  1. 1Envoyer la publicité vers la page d'accueil au lieu d'une page qui reprend la promesse
  2. 2Mesurer les clics au lieu des demandes, donc laisser la régie optimiser vers le vide
  3. 3Cibler trop large « pour toucher plus de monde », et payer des clics sans rapport
  4. 4Couper au bout de quatre jours parce que « ça ne marche pas », avant que l'algorithme ait appris

Quel budget pour démarrer

Il n'y a pas de minimum universel, mais une logique : il faut assez de budget pour produire une dizaine de demandes par mois, sinon vous n'aurez pas de quoi juger. Partez du coût par demande que vous pouvez vous permettre, multipliez par le volume visé, et vous avez votre budget. La méthode complète est dans combien coûte un lead.

Et la vitesse dans tout ça

Un détail qui pèse lourd en service : la rapidité de rappel. Une demande recontactée dans l'heure signe beaucoup plus souvent qu'une demande rappelée le lendemain. Ça ne coûte rien à mettre en place, et ça change le rendement de toute la campagne.

Si vous préférez qu'on s'en occupe, c'est exactement notre métier : voir comment on procède, ou se faire rappeler pour en parler quinze minutes.

Questions fréquentes

La publicité marche-t-elle pour un métier très local ?
Oui, et c'est souvent là qu'elle marche le mieux. On limite la diffusion à votre zone d'intervention, ce qui évite de payer pour des gens que vous ne pourriez pas servir de toute façon.
Je n'ai pas de site, je peux quand même faire de la publicité ?
Il vous faut au minimum une page avec un formulaire. Certaines régies proposent aussi des formulaires intégrés, remplis sans quitter Instagram ou Facebook, ce qui permet de démarrer sans site.
Combien de temps avant les premières demandes ?
Souvent quelques jours après le lancement. Ce qui prend plus de temps, c'est de faire baisser leur coût : comptez quelques semaines d'ajustements hebdomadaires.

Votre boutique mérite mieux que zéro vente.

On regarde votre situation et on vous dit franchement ce qui bloque. Quinze minutes, sans engagement.

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Écrit par Juliette Martinez

Cofondatrice de Mabatia

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